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 Aidé, j'ai été, Aidé, je désir.

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Kazael

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Messages : 53
Date d'inscription : 17/05/2015

MessageSujet: Aidé, j'ai été, Aidé, je désir.   Mer 20 Mai - 20:05

C’était arrivé si vite… Une embuscade de ces débilitants monstres du marais, et voilà qu’après quelques souffrances, je mourrais. Dire que juste avant j’avais promis à Bleue d’être prudent… L’égo, mon ami, l’égo. Une fois enflé, juste un peu, voilà que tout part en vrille. Quelle connerie…
Je me suis laissé aveugler par ma récente acquisition des pouvoirs de l’arcane. Je pensais avoir trouvé ma voie. Je me pensais suffisamment méritant pour que les dieux m’accordent une étincelle de leur pouvoir. Et c’était peut-être vrai. Et je remercie encore ce vieil ermite fantôme de m’avoir aidé. Mais l’imprudence eut raison de moi… Ça n’a plus d’importance de toute façon. Il y a 48 heures, lorsque l’incident se produisit, je pensais que cela en avait encore, de l’importance. D’ailleurs, j’entends toujours la voix de Bleue résonner dans ma tête, un cri sanguinolent: « Ça va aller, je vais chercher de l’aide! Ne t’en fais pas! », alors que mon esprit quittait lentement mon corps.
Puis plus rien.
Je me retrouve seul. Vaporeux comme l’air, translucide comme du cristal. J’étais de retour dans l’entre-deux monde : plus lugubre encore que l’extérieur... de par son silence.
Les premières heures, cette absence d’écho, ce genre de bourdonnement infatigable qui résonne de ce monde des esprits ne me dérangea pas plus qu’il ne le faut. J’étais alors persuader que tout était mis en œuvre pour me sauver.
Mais alors que le temps s’écoula, goutte à goutte peu à peu, l’espoir qui était née en moi étouffa comme une braise mourante mais douloureuse qui fondrait sur ma paume. Puis, je réalisais que c’était véritablement la fin.
Comme ces esprits que j’avais vu errer dans cette même antichambre de l’enfer, perdu, esseulé, morne et rongé par les ténèbres, je pensais que le même sort m’attendait, ici, là, très bientôt.
Pour m’empêcher de sombrer, ou peut-être par mécanisme purement naturel, je revis mes deux journées que l’on m’avait offertes, en boucle, inlassablement.
Je revécu mon éveil, je me souvinsse de ma rencontre avec Barde et Bleue, de leur mains chaleureuses et bienveillantes qui se tendirent vers moi. Puis quelques autres flashs successifs. L’humour à rasoir de Barde, l’air tenace de Bleue, notre longue promenade au travers des terres sombres, puis celles du marais. Certains de ses conseils ou de ses explications me revenaient peu à peu, d’autres semblaient oubliés à jamais. Fallait dire qu’elle ne s’était arrêté de parler pas même une seconde…
Puis d’autres souvenirs apparurent. Je m’aventurais maintenant dans le marais en solitaire. J’affrontais de ma dague quelques créatures. J’observais. Je méditais. Me posais milliers de questions. Il y eu la rencontre avec l’Ermite. Le moment où il décela en moi un potentiel pour la magie. La mésaventure pour lui ramener ce qu’il désirait.
Puis, mon premier apprentissage, un sort, puis le deuxième. La nuit longue et mérité. Le réveil, puis la seconde rencontre avec Bleue, ainsi que celle d’une créature de son espèce, une Monamie.
Et enfin ma mort. Plusieurs fois je la revis. Les pattes visqueuses des créatures me tambouriner le corps. Encore, et encore, et encore.
-----
Cette réminiscence des souvenirs dura plusieurs heures. Mais comme je n’avais été que deux jours, les souvenirs finirent ultimement par me lasser.
Mais la peur d’une errance sans fin me tétanisait, alors il me fallut m’occuper l’esprit. Comme il ne me restait plus grand-chose, sauf la capacité d’imagination, je commençai à divaguer un peu, à rêver, à m’imaginer ce qu’il me serait arrivé si je n’étais pas mort. Tel l’enfant dont l’imaginaire n’est brimé par aucun conditionnement de l’expérience, je me vis devenir plus fort et réaliser ce que je désirais au plus profond de moi. Un mage dévoué à sa communauté, reconnaissant de la main qu’on lui avait tendu, et qui maintenant la tendait à son tour : affrontant le mal qui rongeait le monde par sa volonté et son dévouement.
L’imaginaire bifurqua sur l’essence de la magie, et s’ensuivit d’une méditation sur les moyens pour la transfigurer à ses besoins. Quelques embryons d’idées m’arrivèrent en têtes, mais rien de tout à fait concret.
Puis à nouveau le silence d’onde. Mon cerveau ne produisit plus rien. Cela faisait peut-être deux jours que j’étais devenu spectre…
Et ce silence perdura encore, toujours, plus fort.
Au point où la colère, sans que je ne la voie venir, commença à m’habiter. Je savais que ce n’était pas un bon signe : l’image des spectres sombres frappa à la porte de mon regard.
Alors, par cause de désespoir, ma voie se leva une dernière fois, dans un cri déchiré : « Dieux, essences de toutes choses, si vous entendez ma prière, donnez-moi une dernière chance! Je vous en supplie, que mes mots portent jusqu’à votre cœur, et que votre cœur lise dans le mien. Mes intentions sont bonnes et mon âme bienveillante. Laissez à votre humble serviteur, une dernière chance : vous servir! »
Nouveau silence… quelques heures.
Mais quelque chose se produisit enfin. Mon corps recommença à se former. Je vis mes orteils prendre couleurs, puis le reste suivre… L’on m’avait entendu!
Je retraverse l’entre-deux monde et rejoint la gardienne des âmes. Elle m’annonce, comme je m’en doutais, que les dieux m’avait entendu, qu’ils me donnaient une dernière chance.
Je me réveillais, pour une deuxième fois, nu comme un verre. Mais contrairement à la première, je n’avais plus peur. Mon esprit s’était renforcé, et ma voie m’était presque palpable, ma détermination inébranlable.
Sans demander mon reste, je montai les marches prestement et me dirigea vers la maison où se trouvait le livre sur les dieux. Je connaissais la page et y arrivait directement.
Je l’avais trouvé… L’aspect de la magie, gardien de cette substance dans ce monde.
Je pris quelques temps de réflexion, puis, lorsque les mots m’apparurent suffisamment clairs, ma voix se leva :
- Aspect de la magie,
Ô grand protecteur de l’Arcane,
Moi, humble serviteur,
Demande aujourd’hui votre aide

Devant mes yeux, jusqu’à ma chair,
Je sens le monde dépérir,
Le mal en quintessence,
À fait sien ce monde de misère

Pour le combattre, pour le chasser,
Je n’ai seule arme,
Que votre protégé,
Arcane,
État de chose sublime
Instable et énergie,

Mais seul et ainsi muni,
Je n’ai que mince pouvoir,
Alors que sombre et tout-puissant,
Le mal façonne ce pauvre monde

Aidez-moi, Aidez!
Faites de moi votre serviteur
Je serai bras, épée,
Un grand cri destructeur

Tous deux ainsi,
S’aidant mutuellement,
Pourrons peut-être, aussi
Pousser au changement,

Aspect de la magie,
Sublime protecteur

Aidez-moi, Aidez!
Faites de moi votre serviteur
Je serai bras, épée,
Un grand cri destructeur


Je répétai ce discours jusqu’à en perdre ma voix, puis m’endormis, d’un sommeil lourd et profond.
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