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 Le Horlà Loa.

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Canard

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Messages : 5
Date d'inscription : 23/11/2015

MessageSujet: Le Horlà Loa.   Mer 25 Nov - 12:37



Le Horlà LOA



Receuil fantastique des pensées d'un Troll égaré par les Loas




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Le poison dans ma poitrîne






Il avait d'abord fallu combattre la mort sans y comprendre quoi que ce soit. Comprendre la vie sans en saisir les raisons. Interpréter les signaux. Quelque chose battait la chamade en mon torse. C'était un cœur. Mes bras, mes jambes, ils étaient raides, contractés par une émotion unanime : la Peur.

Je m'accroupis quelques instants, dans la brume humide. Cette position naturelle, la tête presque à hauteur du bassin, était bonne. Je me laissais tomber sur le flanc, mes bras vinrent étreindre mes jambes pour les coller à ma poitrine. Je respirais lentement, inspirais et expirais tour à tour. Le cœur s’apaisait, je fermai les paupières.

- Quel est votre nom ?, retentit une voix lointaine dans mon esprit.

A nouveau, mon cœur battait la chamade. Les muscles de mon ventre se durcirent, ma gorge se serra.

- Qui est là ? C'est toi la peur ?, pensai-je.

Au fond de moi-même, je savais que non. Celle qui venait réveiller les douleurs de mon âme, c'était l'Angoisse. La peur paralyse. L'angoisse fait mal. La peur assiège, l'angoisse s'immisce et dévore de l'intérieur. Qui suis-je...
Je me redressai, accroupi, tout sens en éveil.

Des sons me parvinrent. Des voix aiguës. Deux êtres, l'un plus petit ou moins grand que l'autre, discutaient en regardant le buisson qui me cachait. Ils adressèrent un signe. Je regardai derrière moi, afin de ne pas être pris en traître. Seules des pierres tombales semblaient vouloir me tomber sur le coin de la gueule.

Les deux êtres s'approchèrent. Je me relevai de ma bonne position, comprenant dans le même temps pourquoi un si petit buisson n'aurait jamais pu me cacher de leurs regards. Qui suis-je...

- Bambou.

Par tout les Bambous les plus longs, je m'étais, dans la panique la plus folle, nommé "Bambou". Me voici, Bambou, debout devant vous, nu comme un bambin, babines balbutiantes, boulimique verbalement quand j'ai les boules.


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Le goût de vivre






L'Art de la Défense a bon goût. Il permet, je l'ai fièrement compris, dans l'ordre de préférence, de manger, de s'habiller, de voyager, d'offrir à manger, de faire des cadeaux, de protéger. Pour cela, il fallait commencer par être attaqué. Les lézards d'eau ont bon goût et attaquent gratuitement. Ils seront une cible privilégiée lorsque j'aurais les muscles plus souples, une arme meilleure et quand la Peur aura quitté mon ventre. La boule au ventre. Bamboule au ventre...

Le lièvre déchu dont je me suis artistiquement défendu plus tôt dans la nuit, avait un goût de dégueulasse. Les poils s'en accrochait aux dents lorsque je croquais dedans. Mais à l'intérieur... Par tout les bambous de ce monde, un jus appétissant s'y retranchait. Et la chair était à en s'évanouir. Voilà la méthode :


Il fallait défaire le lièvre de sa pelure, le peler de sa peau.
Puis il fallait le presser de son sang, sans s'empresser.  
Déchirer la chair avec les chicots.
Enfin, pour profiter pleinement, il fallait faire une boule avec la peau de poils, s'allonger pour faire une sieste, et reposer la tête sur le coussin de fourrure.
Bamboule de poils...




Les rats noirs crapahutaient comme des crapules, ils sentaient aussi mauvais qu'ils étaient moches. Interpréter les signaux : nourriture de merde, coussin de merde.

Les pommes, proposées par Papi Lion et Boucle d'or, l'une de mes premières rencontres en ce bas monde, sentaient bon, étaient belles, mais cachaient bien leur jeu. En croquant dedans, le jus faillit m'empoisonner.

Leur chocolat. Diablerie que voilà. Colle aux dents, fond dans les doigts, n'est pas juteux. Que je meure sur le champ, par tout les saints Bambous, si j'en mange encore une fois.

La viande de grolézard. Sanguinolante. Prête à être dévorée. La texture était filandreuse, il fallait grincer des dents pour la déchirer, en extirper tout le jus. Le mélange judicieux de la chair à la salive est un bienfait de ce monde, une ode à la gloutonnerie, la raison de la vie. Mon ventre s’apaisa aux premières gouttes, s'enorgueillit lorsque j'eus fini. Il m'ordonna intimement de lui en redonner rapidement. Je le lui promis.

La boule dans mon ventre avait disparu. Là était le pouvoir de la viande. Il m'en faudrait d'avantage. Il faut que je partage cela avec autrui. Une fois que j'aurais un abri sûr, une fois que j'aurais une meilleure arme, j'irais faire de l'art. J'irais me défendre des lézards qui m'attaquent, afin de pouvoir en tirer tout le jus.  


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Canard

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Messages : 5
Date d'inscription : 23/11/2015

MessageSujet: Re: Le Horlà Loa.   Jeu 26 Nov - 14:02

Le Horlà LOA



Recueil fantastique des pensées d'un Troll égaré par les Loas




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Bamboule de nerfs




Elle avait eu le cœur si doux, qu'elle en aurait conquis des royaumes, la force si saine, qu'elle en aurait converti des peuples.

Son corps était étendu, là, tandis que mon âme se relevait. Le dos troué par un poignard invisible, et l'esprit trouble, je l'ai soulevée, portée sur mon épaule et laissée à son sommeil profond, dans un appartement de la Tour.

Une voix lointaine a, à un moment donné, troublé la silencieuse culpabilité qui s'installait en mon être. Il est donc là, le pouvoir de la mémoire. Le pouvoir perdu qui nous permet de nous rappeler de ce qui a été dit ou fait, comme un passé qui te rappelle à la réalité pour mieux appréhender le futur.

Cette voix, c'était le souvenir des conseils d'Almonen. Aller à la Chapelle, y lire.

"Que ceux qui ne désirent pas combattre avec la Lumière, referment ce livre." J'ai décidé de le lire jusqu'à la fin, et j'ai compris. Il y a un Livre, un Livre de Lumière et il se trouve dans la forêt d'Elwynn. Sûrement la forêt verte de Papillon.

Bouclerouge et Papillon avaient une idée pour prendre soin de la Prêtresse, mais une profonde intuition me pousse à trouver ce Livre et le ramener. Il est la clé de la situation.

Mon paquetage est prêt, j'ai fourré le tout dans une chemise de tissu inutile : viande de rats, de lézards, une fiole de sang et une fiole d'eau. Mon arme osseuse s'est fissurée lors de mon dernier combat, et elle en est devenue plus tranchante. Il ne me manque qu'une lumière pour éclairer le chemin. Mais la boule avait quitté mon ventre. J'ai une mission. Pourvu qu'elle ne m’emmène pas au bout du monde... Bambout du monde...


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